Nous avons appris la nouvelle par notre ami chinois Lun qui, voyant cette information sur internet, a appellé JP pour savoir
si nous étions bien rentrés en Chine.
Et là, le choc d'abord puis, très égoïstement, le soulagement d'être ici et pas là-bas, le sentiment d'être passé très près
de quelque chose qui aurait pu nous "coûter cher" ou nous marquer à jamais... et enfin, une pensée pour tous les habitants de Christchurch et plus particulièrement ceux que nous avons cotoyé
comme la serveuse canadienne francophone du Starbucks Coffee, la femme chauffeur de bus pleine d'humour (qui nous avait appris que le matin même (le vendredi 18), il y avait eu un séisme de 3 que
nous n'avions absolument pas senti), le sans-abri rencontré dans les jardins botaniques qui s'était extasié devant Mathilde qui lui rappellait sa petite-fille, le personnel de notre
hôtel,...toutes ces personnes sympathiques que nous avons croisé... On espère qu'ils vont bien.
"Au moins 65 personnes sont mortes et près de 200 autres pourraient être prisonnières des
décombres, certaines appelant à l'aide après un séisme qui a frappé mardi la deuxième ville de Nouvelle-Zélande, Christchurch, le pire dans ce pays depuis 80 ans.
"Le bilan dont je dispose actuellement est de 65 morts et il pourrait être revu à la hausse. C'est une tragédie absolue
pour cette ville, pour la Nouvelle-Zélande, pour les gens dont nous sommes proches", a déclaré le Premier ministre, John Key.
Le tremblement de terre, de magnitude 6,3, s'est produit mardi à 12H51 (lundi à 23H51 GMT) à cinq kilomètres de la ville
et à seulement quatre kilomètres de profondeur, selon l'Institut de géophysique américain (USGS). Il a été suivi de plusieurs répliques allant jusqu'à 5,6 de magnitude.
Le séisme s'est produit à un moment de la journée "où la ville est remplie de monde avec les gens au travail et les
enfants à l'école", a souligné M. Key.
Bob Parker, le maire de Christchurch, 340.000 habitants a estimé entre 150 et 200 le nombre de personnes qui pourraient
être bloquées sous les décombres.
"Ca ne pouvait pas être pire", a dit M. Parker, estimant que "certainement de dizaines de personnes" ne pourraient pas
être sauvées.
Alors que la nuit était tombée, quelque 500 policiers et militaires, aidés de grues, fouillaient les gravats où des gens
criaient à l'aide.
Des renforts étaient attendus, avec des avions militaires amenant sur place des équipes supplémentaires de
secouristes.
Christchurch avait déjà été secouée le 4 septembre 2010 par un séisme de magnitude 7, qui n'avait pas fait de morts, mais
avait causé des dégâts considérables.
Le clocher de la cathédrale de la ville s'est effondré tandis que le bâtiment de six étages abritant la télévision
régionale était réduit à l'état de ruines.
Cathédrale de Christchurch - 17 février 2011
Cathédrale de Chrsitchurch - 22 février 2011
Selon des témoins, 30 personnes étaient piégées dans un immeuble de bureaux de quatre étages.
Deux étudiants japonais étaient toujours entravés sous les décombres d'une école et onze de leurs camarades n'avaient pu
être localisés.
Des débris jonchaient les rues du centre-ville tandis que des habitants erraient, hagards, s'accrochant les uns aux
autres, le visage parfois maculé de sang.
"Plusieurs décès ont été rapportés dans différents endroits du centre de la ville, où deux bus ont été écrasés par des
débris tombés des hauteurs", a indiqué la police.
Selon la chaîne de télévision locale TV3, des corps ont été retirés de sous les gravats d'un hôtel et d'une
librairie.
Le maire a déclaré l'état d'urgence pendant au moins cinq jours, entraînant la fermeture des accès au centre-ville pour
garantir la sécurité du public et permettre aux équipes de secours de travailler.
M. Parker a dit avoir été informé de "bus coincés sous des immeubles effondrés, de parkings très endommagés, entièrement
ou en partie effondrés" et "de gens coincés dans les bâtiments dans certaines parties du centre-ville".
L'aéroport a été fermé et la police procédait à l'évacuation du centre-ville, dont les immeubles avaient déjà été
fragilisés par le tremblement de terre de septembre 2010.
Le séisme de septembre avait été le plus puissant enregistré dans une zone habitée de la Nouvelle Zélande depuis 80 ans,
mais celui-ci, bien que moins fort, a fait plus de dégâts car son épicentre était plus proche de la surface de la terre, et de Christchurch.
Le coût des dégâts du séisme de septembre avait été estimé par le Trésor à 4 milliards de dollars néo-zélandais (2,27
milliards d'euros).
La Nouvelle-Zélande, située sur la ceinture du feu, à la frontière des plaques tectoniques australienne et du Pacifique,
enregistre jusqu'à 15.000 secousses par an.
Le tremblement de terre le plus meurtrier depuis la tenue de statistiques avait fait 256 morts le 3 février 1931 dans la
baie de Hawke, sur l'île du nord."
Source: France 24